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panneau du square Jean Moulin

Le square Jean Moulin

Saint-Sébastien-sur-Loire

Localisation

Le square Jean Moulin a été inauguré en 1993 et il dispose d’un terrain de basket et d’une piste de skate.
Il se situe juste à côté de l’ARTA (Association Réinsertion Traumatisés Crâniens Atlantique) 20 avenue Jean Jaurès à Saint-Sébastien-sur-Loire ouvert en 1993 et en face se trouve l'arrière de l'entreprise BRELET.

La piste en plein air du square Jean Moulin permet aux sportifs de s’entraîner telle que l’Amicale Laïque de Saint Sébastien Section (ALSS) Roller Skating.
L’ALSS Roller Skating a organisé, entre autres, sa course régionale le dimanche 11 octobre 2009. Visitez le site de l'ALSS Roller Skating de Saint-Sébastien-sur-Loire.

Qui était Jean Moulin ?

Symbole de la Résistance française lors de la Seconde Guerre mondiale, Jean Moulin a fait preuve d’un immense courage et d’une détermination sans bornes dans son combat.
À lui seul, il a organisé et unifié la Résistance au sein du Conseil National de la Résistance.

Une carrière administrative précoce

Jean Moulin est né le 20 juin 1899, à Béziers, au sein d’une famille d’universitaires. Il a de fortes aptitudes de dessinateur.
Il obtient sa licence de droit en 1921.

Très jeune, Jean Moulin entretient une profonde passion pour la politique. Socialiste engagé, il devient, dès 1925, le plus jeune sous-préfet de France, à Albertville, puis à Châteaulin.
Il devient chef du cabinet du Ministère de l’Air du Front populaire en 1936. Il est nommé préfet d’Aveyron en 1937.
Une fois de plus, il est le plus jeune français à assurer ce type de fonctions.

L’entrée dans la Résistance

La France est envahie le 10 mai 1940 et Jean Moulin est alors préfet de Chartres. En tant que préfet, il va bientôt devoir faire un choix déterminant.
En effet, en juin 1940, les nazis lui soumettent une déclaration selon laquelle un groupe de tirailleurs sénégalais appartenant à l’armée française aurait commis des crimes graves.
Conscient de l’innocence des accusés, il refuse de signer le document.

Ayant osé tenir tête à l’occupant, il est battu puis emprisonné. Son refus de collaborer l’amène à commettre un acte qui témoigne de son courage et de sa détermination : il tente de se trancher la gorge à l’aide d’un bout de verre.
Il échappe à la mort de justesse, puis est révoqué par le gouvernement de Vichy en novembre 1940.
C’est à cet instant qu’il fait concrètement ses premiers pas dans la Résistance.

Sa mission : unifier la Résistance

Convaincu de son devoir de lutte contre l’occupant, il se rend à Londres pour rencontrer le général de Gaulle, en 1941.
Les deux hommes ne tardent pas s’accorder leur confiance et Jean Moulin se voit confier la lourde tâche d’unifier la Résistance dans le Sud de la France.

Doté d’une énergie inépuisable, il parvient encore à réunir les trois grands mouvements de résistance français, à savoir « Combat » , de Henri Frenay, « Franc-Tireur », de Jean-Pierre Levy et « Libération-Sud » d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie.
Il les rassemble au sein des Mouvements Unis de résistance (MUR).
Toutefois, les conflits entre les différents chefs résistants ne lui facilitent pas la tâche.

Trahi, arrêté, torturé, tué

Il crée le CNR (Conseil National de la Résistance) afin d’unifier les différents mouvements de la résistance déorganisés et cloisonnés.
La première réunion du CNR se déroule le 27 mai 1943, à Paris.
Lorsque le chef de l’Armée secrète, le général Delestraint, est arrêté par l’occupant au début du mois de juin, Jean Moulin organise en urgence une réunion des responsables militaires à Caluire, afin de s’organiser en l’absence du malheureux.

Le 21 juin 1943, la Gestapo envahit le lieu de rassemblement et arrête tous les participants. La trahison semble évidente. Jean Moulin est emprisonné à Lyon et torturé pendant plusieurs jours.
Malgré les souffrances abominables qu’il endure, jamais il ne donnera une quelconque information sur le mouvement qu’il a mis en place. Il meurt lors de son transfert en Allemagne, le 8 juillet 1943.

Discours de Malraux au Panthéon :

Discours d'André Malraux au Panthéon

Vous pouvez écouter dans son intégralité le discours de Malraux !

Le 19 décembre 1964 , les cendres de Jean Moulin sont transférées au Panthéon, en présence du Général de Gaulle. Malraux prononce un discours dont voici quelques extraits :

« Voilà donc plus de vingt ans que Jean Moulin partit, par un temps de décembre sans doute semblable à celui-ci, pour être parachuté sur la terre de Provence, et devenir le chef d'un peuple de la nuit. Sans la cérémonie d'aujourd'hui, combien d'enfants de France sauraient son nom ? Il ne le retrouva lui-même que pour être tué ; et depuis, sont nés seize millions d'enfants... »

« Le jour où, au fort Montluc à Lyon, après l'avoir fait torturer, l'agent de la Gestapo lui tend de quoi écrire puisqu'il ne peut plus parler, Jean Moulin dessine la caricature de son bourreau. Pour la terrible suite, écoutons seulement les mots si simples de sa sœur : « Son rôle est joué, et son calvaire commence. Bafoué, sauvagement frappé, la tête en sang, les organes éclatés, il atteint les limites de la souffrance humaine sans jamais trahir un seul secret, lui qui les savait tous. »

Comprenons bien que, pendant les quelques jours où il pourrait encore parler ou écrire, le destin de la Résistance est suspendu au courage de cet homme. Comme le dit Mademoiselle Moulin, il savait tout. »

« C'est la marche funèbre des cendres que voici. À côté de celles de Carnot avec les soldats de l'an II, de celles de Victor Hugo avec les Misérables, de celles de Jaurès veillées par la Justice, qu'elles reposent avec leur long cortège d'ombres défigurées.
Aujourd'hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n'avaient pas parlé ; ce jour-là, elle était le visage de la France... »

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